Les Portes du Désert

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En ce mois de septembre 1999, la Tunisie m'a donc ouvert ses portes.  La première semaine se passa en famille (cf la Azoulay connection) au nord du pays (Tunis, Sidi Bou Said, Kerkouane, Hammamet, Nabeule, Kairouan...). De beaux souvenirs...  la mer, le soleil, les poissons grillés ... 

Le samedi je pars pour Jerba où je dois retrouver un groupe  UCPA. Après une heure de vol, j'arrive déjà dans l'île. En me rendant dans la ville la plus proche de l'aéroport, je débarque dans un petite pension qui devait coûter à peine 50 F la nuit. Après   l' hôtel touristique dans lequel nous avons passé la semaine précédente, il semblait nécessaire de passer par un état transitoire avant de dormir à la belle étoile dans le désert. Le choc était de taille: évidemment pas de climatisation (il devait faire 35° la nuit), un confort sommaire et un lit  beaucoup trop dur. Je n'étais pas très rassuré lorsque je vis la taille des quelques bestioles qui rentraient dans la pièce par une ouverture le long de la porte. A moitié confiant, je m'installe dans mon lit, tous les sens en éveille. A cette heure tardive, pas de bruit dans la pension. Y a-t-il d'autres clients? Je ne parviens pas à dormir, la chaleur est étouffante. Soudain des grattements se font entendre derrière le lit. Je ne fais plus un mouvement, attentif au moindre bruissement. C'est certain, il y a quelque chose derrière moi. L'obscurité est totale à ce moment-là.  Heureusement j'ai ma lampe de poche à portée de main. Le bruit semble très proche. N'en pouvant plus, je me lève brutalement et empoigne ma lampe. Le faisceau fait apparaître un scorpion énorme juste au sommet du lit.   Ouf, je l'ai échappé belle. En tout cas je me suis payé une sacrée frayeur. J'ai alors changé de chambre et le reste de la nuit se passa sans problème.

Le lendemain matin comme prévu je retrouve mes compagnons de route a l'aéroport.  Deux chauffeurs portant un étrange chapeau nous accompagnent jusqu'à Douz, point de départ de notre voyage. En fait la nuit se passa dans un  hôtel magnifique, à deux pas de l'entrée du Désert. Le lendemain le vrai départ s'annonçait bien: un beau soleil (normal pour un désert), des chameaux qui pétaient la forme (au sens propre) et  un groupe très sympathique (12 filles sur 16 participants, je n'y croyais pas !). Les premières heures de marche ressemblaient à une ballade sympathique. . Il y  avait encore de la végétation et la ville était à portée de vue. Néanmoins les heures passant, la température montait fortement. La pause de midi était bienvenue. But du jeu à cet instant: trouver de l'ombre. Jour après jour,  on se rendit compte de l'importance de cette occupation pour la sieste de l'après-midi, moment de la journée où la chaleur ôte toute idée de marche. Dur, dur, entre 13h et 16h. La chaleur est sèche et brutale, le soleil implacable. 

  Oui c'est bien réel et c'est en Tunisie !

Les repas sont assurés par nos guides. Ces quatre hommes sont de véritables habitants du désert. Ils sont très différents des Tunisiens du nord, leur peau est quasiment noire.  Ils font tout: cuisine, feu, camp, chameliers,... Bien sûr, les aider nous fait comprendre jour après jour comment on peut vivre dans le désert. L'eau est naturellement le facteur indispensable  à la survie dans ce milieu hostile. Ce qui nous a tous impressionné, c'est  le sens de l'orientation de ces hommes. On ne suit aucune piste  pendant une semaine et pourtant ils nous guident de puit en puit à travers des immensités sans repère apparent.. 

Ces puits sont d'ailleurs les seules opportunités
  de rencontres avec d'autres habitants du désert.  On n'a pas rencontré beaucoup de monde. Et même les rares rencontres n'ont pas permis de dialogue avec les autochtones. Dommage. En bref, quels sont les souvenirs marquants de ce séjour? Le sable extrêmement fin des dunes, les roses des sables à même le sol, les tempêtes de sable, l'étendue des paysages et leur variété, les levers de soleil, les nuits étoilées, les oasis,  le calme et le dépaysement que procure ce séjour, et enfin je ne savais pas qu'on pouvait désirer à ce point une bouteille de Coca bien fraîche...

 

Coucou au passage à mes compagnons de désert: Emilie de médecine, Ammaria de Nivéa, Nathalie de Toulouse, Louisa de Paris, Frédérique la consultante, Laetitia la nouvelle Bordelaise, Gaëlle la Bretonne, Magali de Chambé, Edouard notre cameraman maître d'hôtel, Isabelle de Bordeaux, Nicolas l'informaticien, Jean-Louis l'apprenti chamelier, Colette, Lucie et Florence les inséparables. 

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                                                                Révision : June 04 .